De la Fimo au liberty, Murielle Grégoire s'est offert la latitude de créer

vendredi 30.03.2012, 05:31- PAR JENNIFER-LAURE DJIAN

 Murielle Grégoire ouvre son atelier aujourd'hui, demain et dimanche de 10h à 19h.Murielle Grégoire ouvre son atelier aujourd'hui, demain et dimanche de 10h à 19h.

BLENDECQUES

Elle a laissé tomber l'argile polymère pour le liberty, ce tissu anglais fleuri qui revient à la mode. D'un biais à l'autre, Murielle Grégoire a inventé bijoux, sacs, écharpes, qu'elle personnalise à l'infini sur les marchés, depuis un an. Ce week-end, elle ouvre les portes de son atelier pour les Journées européennes des métiers d'art.

Comme l'argile polymère dont elle faisait des bijoux - on l'avait rencontrée en décembre 2009 au milieu de ses boîtes colorées -, le liberty est venu à Murielle Grégoire par hasard. Un biais, deux biais, au départ pour habiller sa pâte Fimo, se sont changés en colliers, sacs, écharpes et même une montre, qu'on s'arrache sur les marchés depuis un an. Le Touquet, Hardelot, Wissant, Saint-Omer, Murielle Grégoire et son ami, Laurent, écument les stands, salons, la fraîcheur britannique de leurs tissus, importés directement d'outre Manche, réchauffe, paradoxalement. « Je crois que quand le temps n'est pas là, on a envie de gaieté », sourit Murielle Grégoire, ravie autant qu'étonnée de l'engouement.

« Ça plaît à tout le monde, des ados aux mamies, ce sont des tissus qui ont plus de cinquante ans alors pour les plus âgés, ça rappelle une certaine idée de l'enfance, les petites robes à fleurs, il y a une nostalgie à les retrouver », continue Murielle Grégoire. Elle ne s'en lasse pas, traque les nouvelles collections, les transforme et les personnalise à l'infini. Une breloque, une pampille, et chacun repart avec le bijou qui lui ressemble. « On peut accrocher, ajouter des choses à souhait, ça offre aussi énormément de liberté en matière de créations », s'amuse Murielle Grégoire. Elles accompagnent les saisons, paréos et draps de plage pour se poser sur le sable cet été, quand Murielle Grégoire vient de remiser ses bonnets hivernaux, le soleil a pointé le bout de son nez.

Sur les marchés, sur son blog, on la suit même de loin, des expatriés new-yorkais lui ont commandé ses fantaisies. Murielle Grégoire les dévoile aussi dès aujourd'hui, pour les Journées européennes des métiers d'art. C'est la première fois qu'elle ouvre les portes de son atelier. « Je suis ravie, flattée d'avoir été retenue, ça fait plaisir d'être reconnue », dit-elle. Pour ceux qui viennent, elle fera des gâteaux. Elle a hâte.